Comment mettre en place des actions de GrowthHacking en cabinet d’avocats

Vous êtes avocat, et souhaitez mettre en place des actions de GrowthHacking.

Voici 5 étapes recommandées par notre expert Grégoire Gambatto, expert en GrowthHacking, ancien CEO et Co-founder de Germinal.

  • Définir sa cible très précisément

Chaque entreprise qui se lance, si elle fait tout, ça ne fonctionnera pas. C’est à la fois une méthode d’acquisition et une méthode de gestion. Il faut se spécialiser dans une niche, pour parvenir à trouver ses clients. En étant spécialiste dans un domaine, on vous fera plus facilement confiance. Il faut donc trouver son positionnement, qu’on peut tester en fonction de son réseau, en fonction des besoins sur le marché. Est-ce qu’on se positionne sur certaines problématiques émergentes, est-ce qu’on se positionne sur une problématique déjà bien connue, avec un positionnement original ? Ou est-ce qu’on se positionne sur un besoin en émergence ? Ensuite, on commence par faire sa page, vous pouvez faire un joli site sur Landen.co par exemple, demandez-vous comment vous allez faire pour vendre. Ensuite, vous pouvez poster sur LinkedIn votre aventure d’avocat, en tant qu’entrepreneur, vous racontez votre premier client, votre premier salarié, vos statuts, vos premiers bureaux. Les gens ont envie de savoir.

  • Faire de la prospection par email

Au début, faites de la prospection sur LinkedIn, ajoutez des gens en leur proposant vos services. Il ne s’agit pas d’être hyper commercial, mais d’appuyer sur le problème notamment. Vous pouvez envoyer 30 à 40 demandes par jour, et vous essayez de comprendre ce qui fonctionne, pour l’automatiser et envoyer soit des demandes d’ajouts sur LinkedIn, soit des emails sur LinkedIn, avec des outils comme Lemlist par exemple, où vous pouvez faire des campagnes. Vous pouvez aussi faire un cold email (de la prospection à froid par email, c’est-à-dire des gens que vous ne connaissez pas), ou de la prospection B2B. Si vous êtes un peu plus avancé, vous pouvez aussi faire de la publicité sur Facebook, sur Google.

Conclusion

Ce sont les actions pratiques que peut faire un avocat au départ. Sachant que la première action, c’est de réfléchir sur un business model, sur quelle offre on se positionne (forfait, abonnement, etc.), et ne pas hésiter à sortir des sentiers battus. Si l’envoi d’emails ne fonctionne pas, peut-être cela signifie que vous n’êtes pas sur le bon marché, pas au bon moment. Vous préférez l’audio ? Ecoutez le podcast dans son intégralité.

L’avis de l’expert :

Question : Pourquoi tu déconseillerais aux professionnels du droit d’intégrer le GrowthHacking dans leur pratique ? Est-ce que ça prend beaucoup de temps d’intégrer ces pratiques-là ? Quel type d’organisation tu pourrais proposer pour que les professionnels puissent s’y retrouver ?

Réponse : Déjà, il faut dégager du temps pour avoir de nouveaux clients.

L’objectif, c’est de se demander comment on peut faire quelque chose une fois, et le vendre deux fois, trois fois, quatre fois, cinq fois. Cela passe par les modèles, et c’est ce que font les grands cabinets d’avocats.

Et quand on arrive à faire ces modèles, cela laisse le temps de commencer à faire du growth, et ça prend tout son sens. Cela permet de sortir de ce cercle vicieux, qui est de travailler une journée et facturer une journée, et de passer au stade supérieur.

Cela permet aussi d’augmenter sa rentabilité, en vendant à plus de gens quelque chose qui apporte beaucoup de valeur.

Question : Comment tu vois la prestation d’avocat dans 10 ans ?

Réponse : Moi, déjà, je ne supporte pas de payer un document personnalisé qui est en fait un template, sauf si on me dit que c’en est un et qu’on me le vend à un prix raisonnable.

Par exemple, mon avocat analyse nos problématiques, il nous propose des templates, il nous explique comment le personnaliser, je paie pour l’accès au template, et une fois que je l’ai personnalisé, il le relit. Il cadre mon problème, il me propose des choses qu’il a déjà faites qu’il me vend, et ensuite il vérifier, pour s’assurer que j’ai la sécurité juridique. Et il fait pareil pour les contrats.

C’est génial pour moi, parce que ça me coûte moins cher, je ne paie pas pour quelque chose qui existe déjà, mais il est là pour me faire du sur-mesure.

Donc pour moi, la relation avec un avocat, c’est quelqu’un qui t’aide à savoir ce que tu ne sais pas, qui te donne des outils que tu paies pour pouvoir les utiliser toi-même, et qui est là pour la vérification et la recherche et développement.

Et demain, ça devrait se rapprocher de cela. Les avocats se concentreront uniquement sur la vérification, la personnalisation si c’est utile, et surtout la recherche et développement sur des sujets non encore couverts. On va donc vers une automatisation, avec plus de templates, ce qui fera gagner beaucoup plus d’argent aux avocats, et apportera beaucoup plus de valeur aux entrepreneurs.

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